J’ai toujours voulu sauver le monde. Je ressentais une puissance si forte dans mon cœur quand j’étais enfant, que j’étais en mesure de créer avec mon imagination un bouclier qui protégeait la Terre et ses habitants. Pourquoi? Parce que déjà à cet âge je ressentais toute la souffrance humaine, qui reflétait celle que je vivais intérieurement, et qu’avec tout l’amour qu’il y avait dans mon petit cœur, je préférais prendre cette souffrance sur mes épaules que de voir des gens souffrir. Je voulais protéger l’humanité, mais j’avais oublié de m’y inclure.

Ce sentiment d’être responsable du bien-être était ancré bien jeune en moi. J’ai longtemps pensé qu’il était dû à l’hypersensibilité, mais le pattern du sauveur puise bien au-delà. Il prend sa source dans l’absence d’amour pur en soi. C’est du moins la perception que j’en ai, basée sur mon vécu.

Euh… qu’est-ce que ça veut dire?

Mes yeux se sont écartés moi aussi, quand j’ai entendu Sylvie Olivier, fondatrice de Golden Heart Wisdom, dire ces mots pour la première fois. Je me disais :

« L’amour pur, c’est quoi ça? Comment je peux avoir une absence d’amour en moi? J’en ai tellement à donner que ça me brûle en dedans. Je m’excuse, mais je n’ai pas ça moi, une absence d’amour ».

Sylvie avait commencé à expliquer que pendant le dernier trimestre de grossesse, dans le ventre de notre mère, nous commençons déjà à nous mettre des couches de protection, car nous comprenons que nous avons besoin de l’amour pour survivre en venant au monde (je vous propose une vidéo explicative au bas de la page). C’est ainsi que le grand bal de la vie commence. Alors que nous pensons que nous devons aller chercher l’amour à l’extérieur de nous pour survivre, nous grandissons en croyant que nous devons le mériter en étant sages, gentils, en ayant de bonnes notes, en ne dérangeant pas trop, etc. Nous finissons par croire que si nous ne sommes « pas assez », l’amour nous sera enlevé. C’est là que nous commençons à nous sacrifier, à nous adapter, à nous trahir même, pour recevoir ce supposé amour, cette reconnaissance ou valorisation en échange. Nous nous rejetons nous-mêmes, et curieusement, nous passons notre vie à craindre que les autres nous rejettent.

Voulant nous protéger de la souffrance, nous ajoutons une couche de protection, puis une autre, puis une autre, jusqu’à être complètement coupés de notre Essence, emprisonnés dans une armure de plomb. Puis un jour, ça se met à péter dans notre vie… nous nous épuisons, nous tombons malades, nous souffrons de relations dites toxiques, nous avons des bobos ici et là, nous vivons des expériences que nous qualifions d’épreuves et nous en voulons à l’Univers qui tente seulement de nous montrer avec tout son amour, qu’il est temps de revenir à nous.

Le sauveur, aussi victime à ses heures, croit inconsciemment que s’il n’est pas là pour les autres, il ne sera pas aimé. Il se sacrifie donc à son insu, en échange de cet amour déguisé, qui est très souvent conditionnel. Il ne réalise pas qu’en agissant ainsi, il se prive non seulement de vivre sa propre expérience, mais qu’il prive aussi tous ceux qu’il tente d’aider de vivre la leur. Ne disons-nous pas nous-mêmes au sujet de nos enfants qu’ils vont apprendre de leurs expériences? Pourquoi interférons-nous donc sans arrêt dans celle d’autrui et dans la nôtre en tout premier lieu?

Le sauveur peut adopter bon nombre de comportements dans les différentes sphères de sa vie. Je pourrais écrire des pages et des pages sur le sujet. J’ai moi-même excellé dans ce pattern qui m’a tenue si longtemps éloignée de moi-même. J’ai eu un choc, quand Sylvie m’a partagé que le sauveur se met inconsciemment sur un piédestal par rapport à la personne qu’il veut « sauver ». Vouloir par exemple donner un conseil ou prendre en charge une partie de l’expérience de quelqu’un c’est en quelque sorte prétendre que la personne n’est pas en mesure de le faire par elle-même, alors que nous savons très bien que si nous revenons vers nous pour laisser se dévoiler la perfection de l’Essence que nous sommes, nous avons TOUTES les réponses.

Le premier réflexe que j’ai eu en sachant cela a été ne me taper sur la tête, réalisant « oh combien » j’avais interféré dans l’expérience de tellement de gens, me croyant inconsciemment supérieure. C’était tellement vrai vu comme ça! Je regardais juste la relation que j’avais avec mon fils. Je l’ai infantilisé, comme j’ai infantilisé bon nombre de personnes que j’ai croisé dans ma vie. Moi je l’avais l’affaire. Moi je faisais du développement personnel, je savais comment ça marchait la vie. OMG!

Je réalise depuis un peu plus d’un an que la richesse de l’expérience humaine réside dans le partage. Le partage est pour moi de simplement d’ouvrir son cœur, en accueillant la peur de ne pas être aimé, rejeté, de susciter de la colère ou des réactions, mais d’agir en intégrité envers soi, parce que c’est ça qu’on ressent. En partageant avec douceur et compassion ce qu’on vit et ressent, plutôt que de toujours pointer les autres du doigt, leur reprochant tout et rien, crée une ouverture. Une réaction du genre « Ah! Tu es humain toi aussi ».

Les barrières tombent, le lourd poids porté à préserver les apparences s’envole et l’amour se remet à circuler. Nous nous accueillons dans TOUT ce que nous vivons, et nous accueillons l’autre dans TOUT ce qu’il vit, sans jugement avec compassion. Comme disait un chanteur connu du Québec, Luc de Larochellière, « Qui sommes-nous pour juger de la vie des gens ».

J’ai réalisé alors avec beaucoup de clarté que nous nous prenons souvent, même avec les meilleures intentions du monde, pour des superhéros. Nous « bypassons » l’Univers, qui sait exactement quoi présenter comme expérience à chaque personne pour sa plus grande opportunité d’expansion, ou en d’autres mots, pour se libérer et ainsi accueillir tellement en revenant à elle-même et en laissant toutes ces couches de protection se dissoudre.

Jouant ainsi au superhéros, nous imposons souvent tellement à notre corps qui devient tout contracté, car nous retenons en nous tout l’inconfort que nous refoulons au lieu de le partager avec douceur et compassion. Nous nous faisons souffrir, pour ne pas faire souffrir les autres, qui souffrent quand même à ne pas être eux, ce qui nous fait souffrir nous aussi, car ils nous montrent en plus que nous sommes déconnectés de nous, et ça c’est souffrant… et tralala et tralalère! C’est comme une grande chorégraphie cocréée, qui peut malheureusement nous coûter très cher, si nous ne nous réveillons pas à temps.

Est-ce que je suis rendue maître en la matière? Non! De nouvelles facettes du sauveur se dévoilent à moi au fur et à mesure que j’accueille l’amour en moi. Ça remonte à la surface pour être dissout, car plus l’amour occupe la place, moins il y a de l’espace pour les vieux patterns. J’accueille donc constamment de nouvelles prises de conscience.

Comment se libérer du pattern du sauveur?

Je n’ai pas de réponse magique ni de baguette, mais je peux avec tout mon cœur vous partager ce qui m’assiste grandement à compléter avec ce lourd fardeau qui a hypothèqué sévèrement mon expérience, mes relations, ma vie et mon bonheur, et qui m’empêche encore d’accueillir toute la beauté qui m’habite, de briller et d’ouvrir les bras à tout ce que l’Univers a en réserve pour moi.

Avec amour et compassion


Afin de vous assister à libérer le pattern du sauveur, je vous propose une trilogie de ressources, selon ce que vous ressentez de vivre comme expérience.

1- L’Abonnement de base gratuit de Golden Heart Wisdom, qui vous donnera entre autre accès à la vidéo mentionnée dans le texte, laquelle est intitulé « Le processus du retour à l’Essence« . Pour explorer tout le contenu offert et vous abonner, cliquez ici.

2- Pour découvrir les 20 épisodes gratuits de la Webtélé Au Coeur de la Neutralité, ainsi que mon expérience relative à ce projet, cliquez ici.

3- Pour plonger en vous-même et accueillir ma ressource choucou, laquelle a complètement changé ma vision du jugement, de la compassion, ainsi que des patterns du sauveur, de la victime et du bourreau, cliquez ici.

Je vous souhaite une merveilleuse libération!