La vie, qu’est-ce que c’est au juste? Je me suis amusée à aller voir ses différentes définitions dans le dictionnaire Larousse. Il y en avait plus de 15, plus incompréhensibles les unes que les autres. Tout au long de notre existence, nous cherchons à la comprendre, à la définir, à en percer les mystères. Plus je reviens à l’Essence de qui je suis, plus je réalise que si nous pouvons apposer des définitions scientifiques tout à fait justes et véridiques sur ce si petit mot, la seule manière de la comprendre vraiment est de l’incarner. C’est d’ÊTRE la vie plutôt que d’en faire un élément extérieur à nous.

Je me souviens de ces années, il n’y a pas si longtemps, où je me sentais morte en dedans. Ma « vie » ne faisait aucun sens. Comment pouvait-elle être cette quête sans fin et ressembler à ce que je voyais autour de moi? Des gens malheureux, vides, incomplets, colériques, impatients, qui cherchaient à tout prix à contrôler, imposer leurs idées, leurs valeurs et qui faisaient de ce monde une terre divisée, imprégnée de souffrance. J’étais l’une de ces personnes.

Je crois qu’il faille parfois atteindre la limite de « l’anti-vie » en soi, pour décider de s’ouvrir à de nouvelles perspectives, pour plonger, s’ouvrir à soi et reconnecter, sans vraiment en être conscient, à l’Essence de qui nous sommes. L’Essence c’est cette source pure et unique en nous, provenant de l’infini, de ce que nous ne pouvons ni voir ni vraiment comprendre, que personne ne peut égaler ou incarner. L’Essence n’est ni l’âme, qui porte le poids des vies passées, des archives mentales et des émotions cristallisées, ni l’identité, forgée dans les structures du mental et de l’ego. L’Essence est pour moi la source même de la vie en nous et dans absolument tout ce qui est.

Je me souviens de ce moment en décembre 2016, assise sur une plage de Varadero à Cuba, contemplant le ciel, me demandant bien de ce que serait ma vie. Qui allais-je devenir? La seule perspective de succès qui me restait alors passait par la publication de mon premier livre. Si ça ne fonctionnait pas, qui serais-je? Comment allais-je gagner ma vie?

« Si tu veux gagner ta vie, est-ce parce que tu l’as perdue? », ai-je un jour entendu Sylvie Olivier, fondatrice de Golden Heart Wisdom, demander à un participant d’un programme dont je faisais également partie.

J’avais alors l’impression d’avoir perdu ma vie, oubliant que j’étais la vie et qu’en ce sens, il m’était impossible de la perdre. Comment pouvais-je alors imaginer devoir la gagner? Ça ne faisait aucun sens pour moi. Je savais qu’il y avait quelque chose que je ne voyais pas… pas encore.

J’avais le sentiment que tout ce que j’avais essayé n’avait pas fonctionné, qu’au bout du compte je n’étais rien et que je n’allais nulle part. C’est l’impression que me renvoyaient les standards de la société auxquels j’accordais alors de l’importance pour être acceptée et valorisée. Si seulement j’avais su qu’en fait, j’allais dans la seule vraie direction qui soit, celle qui allait me ramener à moi, à mon Essence et que tous ces événements et expériences étaient une brique de plus qui pavait ma route.

Le ciel m’avait offert le plus merveilleux cadeau qui soit à ce moment, un cœur. Si j’y avais alors vu l’amour de couple, qui est arrivé au travers mon magnifique conjoint un mois plus tard, je vois aujourd’hui également l’amour pur, comme s’il m’avait dit :

« Belle Essence, prépare-toi. Nous allons bientôt reprendre contact toi et moi ».

J’avais jusque-là été bien inconsciemment en quête de l’amour à l’extérieur de moi de toutes les façons possibles. C’est ainsi que l’humain cherche à remplir ce vide qu’il peut ressentir à l’intérieur de lui, la solitude, qui est en fait la séparation d’avec l’Essence, qui crée cette impression d’être incomplet. L’identité à travers laquelle je m’étais toujours définie ne collait plus à ma peau. Le cri du cœur était trop fort. Au début de 2017, même après avoir réalisé un soi-disant rêve de publier un livre, même avec la rencontre de « l’homme » avec lequel je souhaite passer ma vie, même avec l’abondance de tellement de choses autour de moi (que je ne voyais pas), je me couchais parfois le soir en souhaitant ne jamais me réveiller et pourtant, j’avais tout… mais tout ce qui avait toujours valorisé mon identité n’était plus et en ce sens, j’avais l’impression de n’être plus rien. Je réalise aujourd’hui que cette étape où on ne se sent plus rien n’est certes pas confortable, car on ne comprend pas ce qui se passe, mais c’est une véritable bénédiction. C’est une étape majeure dans le retour à l’Essence de qui nous sommes.

J’ai aussi pris conscience très récemment que ce n’est pas la mort du corps que je souhaitais au fond de moi, simplement la « mort » des structures du mental et de l’ego, qui créaient cette identité, qui elle créait la souffrance. Sans toutes ces barrières et couches de protection, j’étais libre, pure, sans limites et surtout, sans souffrance. J’étais l’Essence même de la vie.

Si nous pouvions voir et enlever chaque couche de protection l’une après l’autre, nous nous rendrions vite compte qu’aux confins de l’être que nous sommes vit l’amour pur, ce « tissu à partir duquel nous sommes faits », selon Sylvie Olivier, cet amour pur qui crée la vie. En d’autres termes, sans toutes ces couches de protection crées par le mental et l’ego pour nous empêcher d’être nous-mêmes, nous sommes l’amour pur incarné au travers la vie dans un corps humain. Quelque chose du genre… 😉

Je vous invite donc dès aujourd’hui à revenir à vous, à la vie, en accueillant l’Essence de la vie en vous. Golden Heart Wisdom proposait dans son infolettre d’avril un exercice tellement simple, mais oh combien puissant, pour connecter à l’Essence des sens. À travers nos sens, nous pouvons ressentir tout ce qui est, connectant à la vie, connectant à nous. Dès lors, en qualité de présence, assistés par une respiration consciente, nous pouvons ÊTRE simplement, sans essayer de forger quoique ce soit de ce que nous croyons devoir être.

C’est un pas, une brique sur le pavé de votre vie. Rien n’est obligé ou imposé. Tout n’est que choix. Qu’en dites-vous? Avez-vous envie de vous dire OUI à accueillir l’Essence de la vie?

MarieEve