Vendredi 11 avril, début de soirée. Je discutais avec mon fils en visite chez moi, quand j’ai reçu un appel de son père, cofondateur de monjournal.ca. Il me demandait d’aller prendre une photo de la résidence de personnes âgées qui se trouvait dans mon quartier. Un couple manquait à l’appel, après être parti prendre une marche plus tôt en après-midi. 

Évidemment, la fille qui a fait des nouvelles pendant huit ans entre 2000 et 2008, n’a pas mis plus de deux secondes à sauter dans ses souliers pour s’exécuter. J’étais quand même un peu mal à l’aise de sortir de chez moi pour aller jouer les photographes. J’aurais fait une très mauvaise journaliste. Ces gens étaient sans doute très inquiets, mais je me suis dit que cette photo serait jointe à un article, qui allait peut-être assister à retrouver les dites personnes. J’ai quand même essayé d’être discrète.

Moi la grande hypersensible qui ressent tout, je ne peux vous expliquer pourquoi, je ne ressentais pas « le danger », pour ces personnes, mais j’avais tout de même beaucoup de compassion pour les propriétaires et habitants de la résidence, qui devaient se faire du souci.

Mon fils et moi restions à l’affût, alors que les policiers se promenaient dans le secteur. Que pouvait-il bien leur être arrivé?

Alors que je quittais pour aller reconduire mon fils, j’ai vu une voiture de luxe noire arriver devant la résidence. La policière était dehors et s’est dirigée vers elle en souriant. Ça devait être une bonne nouvelle. Puis j’ai vu le couple sortir de la voiture, sans trop savoir ce qui se passait. La dame semblait marcher avec difficulté vers la porte de la résidence. Ce qui je crois était sa sacoche dans une main, elle a empoigné la rampe de l’autre. Elle semblait fatiguée, fragile… J’étais soulagée. Celui qui je crois était l’homme du couple jasait dans la rue.

La policière s’apprêtait à quitter quand je suis passée à côté d’elle en voiture. J’ai baissé ma fenêtre pour lui demander si c’étaient bien eux qui avaient été retrouvés. Avec un grand sourire de soulagement, elle m’a expliqué que les deux hommes de la voiture noire avait vu le couple qui semblait fatigué, voire exténué, et ils avaient proposé de le ramener à bon port.

C’est ainsi que l’histoire, dans ses faits, se termine. C’est du moins tout ce que j’en sais, et les détails importent peu pour moi dans ce cas. L’expérience semblait être autre.

Je parle et écris souvent sur la compassion. C’est mon don unique. C’est ce qui vit au plus profond de mon coeur. Il n’y a rien qui me touche plus qu’un geste de compassion entre deux être vivants. Dans ce cas-ci, entre des humains.

J’ai vu les deux hommes arriver, puis repartir et pour tout vous dire, un jugement est passé dans ma tête. Disons que ce n’était pas l’image que j’aurais eu de deux bons samaritains. Je n’ai pas jugé le jugement, mais simplement eu de la compassion pour moi, comprenant désormais que ce jugement ne provenait absolument pas de qui je suis dans l’Essence, mais de toutes ces archives mentales acculumées au fil du temps, qui distortionnent notre vision des choses.

J’ai passé mon chemin, et sur la route un peu plus loin, j’ai été extrêmement touchée. Ça m’a atteint droit au coeur. J’avais le sanglot dans la voix. Je revoyais la dame s’aggripper à la rampe d’escalier, l’homme qui parlait dans la rue, la propriétaire qui serrait la main de la policière le coeur léger… Toutes deux souriaient, heureuses et soulagées. Puis j’ai revu ces deux hommes qui faisaient peut-être mon âge, et quoique je n’aie aucune idée de qui ils sont, même si je ne les reverrai jamais de ma vie, jamais je ne les oublierai.

Non, de par cette compassion qui vibre dans mon coeur, jamais je ne pourrai oublier celle exprimé par ces deux hommes, qui ont eu la qualité de présence requise pour d’abord voir le couple. Ensuite, pour percevoir la fatigue et enfin, pour suivre leur coeur et faire le simple geste de les ramener.

La compassion est si simple, et elle est gratuite. Vous n’avez pas idée de l’impact que vous pouvez avoir en l’offrant, tant pour la ou les personnes qui la reçoivent, que pour ceux qui en sont témoins.

J’ai été témoin, et cette marque d’amour pur et d’humanité a laissé sur mon coeur une étincelle d’or qui y brillera toujours.

Quel magnifique cadeau de ce que j’aime appeler l’Univers, qui m’a permis de faire au travers cette expérience d’autres prises de conscience, et de me reconnecter en quelques secondes à cette magnifique Essence qui m’habite, qui nous habite tous. Tout ça si simplement, facilement, légèrement… sans rien forcer! N’est-ce pas magique?

Que diriez-vous d’être un diffuseur de compassion à travers votre Essence?

Avec amour… et compassion!


Pour mieux comprendre la compassion, je vous invite à lire cet article de Golden Heart Wisdom (je suis l’une des ambassadrices): La Nature Véritable de la Compassion

Vous apprécierez sûrement aussi celui-ci, que nous vous invitons à lire en premier lieu: L’impact du jugement dans notre vie