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« Je t’aimerai inconditionnellement » – L’Univers

J’ai vécu quelques jours dernièrement, où le temps a semblé ralentir sa course, pour atteindre un état de neutralité que je n’avais jamais vécu jusqu’ici. J’avais l’impression que tout bougeait au ralenti, que tout était en suspens dans l’air. Pour la première fois de ma vie, j’ai accueilli cet état, sans aucune culpabilité. Bercée par les inspirations qui guidaient ma journée, je me suis sentie enveloppée par l’Univers, celui-là même à qui on reproche souvent bien des choses. Je vous partage ces tendres mots, qu’il est venu me murmurer à l’oreille.

À toi, merveilleux être qu’on appelle Marie-Eve,

Je sais que tu te demandes depuis longtemps qui tu es. Tu as l’impression d’être tout et rien à la fois. Tu te sens remplie, mais vide. Tu ne t’es jamais sentie digne de ta présence sur Terre, d’être aimée et chérie par ceux qui t’entourent, comme par moi. Tu as tant voulu te changer, te transformer, tout contrôler, te sentant inadéquate et imparfaite, car au fond, tu n’avais peur que d’une seule chose, ne pas être aimée et pire, être rejetée ou trahie.

Ce week-end, tu m’as demandé la clarté, face à toutes ces choses en toi que tu ne comprenais pas, même après toutes ces années, même après tout ce chemin que tu as fait. Le moyen que j’ai trouvé pour te l’apporter, est au travers ce livre que tu as lu.

Toute ta vie, je t’ai observé, alors que tu t’amusais et riais quand tu étais petite, que tu protégeais ta petite sœur, ton petit chat, comme dans tous ces moments de grande souffrance et de solitude que tu as vécus. J’étais là près de toi, comme une fée te soufflant à l’oreille. Tu m’as vu et entendu, je le sais, mais tu as fini par oublier. Tu avais trop peur. Tu te recroquevillais sur toi-même, tu te refermais complètement.

Tu as eu l’impression à de maintes reprises, que je t’avais abandonnée, que je ne t’aimais pas, mais sache qu’il m’est absolument impossible de ne pas aimer. L’amour est là partout, tout le temps. Il est en toi également. La seule raison pour laquelle vous ne le voyez pas, vous les êtres qui ont incarné un corps humain, c’est que vous vous êtes coupés de lui.

Je te voyais déjà quand tu étais dans le ventre de ta mère. Je t’ai vu revêtir un premier masque, une fine couche de protection presque transparente, car déjà à ce moment, tu avais compris que si tu ne te protégeais pas, tu allais souffrir. Si j’avais pu te dire que c’est en te protégeant ainsi que tu souffrirais le plus, je l’aurais fait, mais sache que je ne peux aucunement interférer dans la vie de qui que ce soit. Ces choix, tu les as faits pour vivre l’expérience humaine afin de te retrouver, et de reconnecter à l’essence de qui tu es, depuis toujours.

Toi, chère Marie-Eve, tu as choisi le long chemin, celui avec de nombreux obstacles, parsemé de courbes sinueuses, pour vivre toutes sortes d’expériences qui te permettraient de mieux comprendre et accueillir toutes les subtilités de la nature de l’être. Vois-tu, vous avez pour la plupart oublié que vous êtes une parcelle unique et indissociable de ce vaste univers, qui est en l’occurrence, moi. Sans l’un d’entre vous, je suis incomplet. Souviens-toi de ceci, quand tu croiras ne pas mériter mon amour et ta place ici-bas. Tu fais partie du grand tout et ce que tu ES, non ce que tu fais, personne ne peut l’émaner comme toi. C’est ce qui fait de toi un être unique.

Belle enfant, tu as oublié que tu avais tout en toi, et que tu n’avais qu’à l’accueillir, en écoutant ton cœur à chaque instant, pour que le tapis rouge de ta vie se déroule devant toi. Tu t’es plutôt vue comme n’étant rien. Tu as acheté les concepts créés par le mental, que tu devais être la plus belle, la meilleure, la plus forte. Tu as adopté cette idée que tu devais te donner corps et âme, à courir à gauche et à droite, pour être valorisée et reconnue. Tu as même cru que c’était ta mission d’empêcher les gens de souffrir, car avec ton si grand cœur, tu préférais prendre cette souffrance sur tes épaules, plutôt que de la voir dans les yeux des gens que tu aimais. En faisant cela, tu ne savais pas que tu trahissais, te rejetais et t’abandonnais, ce que tu redoutais pourtant tellement venant des autres.

Souvent, en offrant cet amour avec ton cœur, tu t’es sentie humiliée. Si souvent m’as-tu reproché d’être injuste. Malgré tout, j’ai continué à t’aimer, mais tu n’étais pas prête à accueillir cet amour en toi. Tu préférais m’en vouloir et me tenir responsable. Tu étais bien cachée derrière tes masques et couches de protection. Tu t’étais construit une armure de plomb. Tu ne pouvais pas être responsable de ta création, car ça aurait fait de toi une personne imparfaite, et tu n’étais pas prête à accueillir cette idée. Tu as fait ce que tu as pu, pour survivre en ce monde. Honore-toi pour cela. L’heure de la punition est terminée.

Malgré toute la souffrance que tu t’es imposée, j’ai toujours eu foi en toi. Tout ce temps, les ressources et opportunités pour te libérer ont été présentes sur ta route, mais tu ne les voyais pas. Tu cherchais la perfection où elle se trouvait déjà, simplement vêtue autrement. Ce sont tous ces masques que tu portais, qui troublaient ta vue.

Je sais à quel point il est inconfortable pour toi en ce moment, d’ouvrir les bras à tout ce que tu as fui toute ta vie. Tu croyais qu’en mettant ça sous le tapis, tu t’en sortirais indemne, mais tu te trompais. Au fond de toi tu savais, que plus tu ignorerais ce qui se présentait à toi comme un cadeau pour te libérer, plus ça prendrait de l’expansion, pour te revenir au travers toutes sortes d’expériences, qui allaient te ramener dans ces blessures que tu tentais, en jouant à la forte, de fuir. Pourquoi ne pas les accueillir dès maintenant pour leur permettre de se dissoudre?

Ça fait peur, je sais. Je t’ai vu trembler, de nombreuses fois, à en perdre presque connaissance. Tu as honte d’être encore aussi vulnérable. De n’avoir pas été capable de te débarrasser de ces peurs, après 15 ans de développement personnel, où tu as choisi de plonger en toi, ce qui t’a demandé tant de courage. Tu as peur des jugements de ceux qui pourraient dire « Pas fort la fille. Elle parle d’estime de soi, mais elle ne s’aime même pas elle-même ». Les gens ne te diront cela que si tu le penses toi-même. En ce sens, je t’ai envoyé un cadeau, par une fille aux cheveux rouges, pour que tu n’oublies pas, que ce que les humains ressentent le besoin de partager au monde, est ce qu’eux-mêmes ont le plus souvent besoin d’entendre. Sur ce cadeau était écrit:

« J’écris les livres que j’aimerais lire » – Jacques Attali

Ainsi, pourras-tu continuer, en toute liberté, à partager au monde ce qui te permet toi aussi de cheminer. Tu n’as pas à te sacrifier pour aider les autres. Tu n’as pas à te mettre à leur service. Tu n’as qu’à te connecter à ton cœur, à laisser parler ton essence, pour les assister, comme tu le fais en écrivant gratuitement ces lignes. Ce sera leur choix ensuite, d’accueillir ce que ça leur fera vivre, ou de le mettre sous le tapis.

Je sais également que ça peut être troublant, de laisser aller ce que tu as toujours cru comme étant juste, même si au fond de toi, ça n’avait aucun sens. Tu avais besoin de te raccrocher à quelque chose. Ainsi, sache qu’il est absolument impossible de construire ton estime de toi, puisque tu es déjà complète et entière. Comment pourrait-on améliorer quelque chose qui est déjà parfait? Non dans la conception de l’ego, mais dans la perfection du cœur, où nous avons été créés purs, tels de magnifiques diamants. Ce sont encore une fois ces masques, qui nous coupent de cette pureté. Que faire alors?

Chaque fois que tu auras envie de sauver quelqu’un, de le guider, le lui imposer ce que tu crois être juste et vrai, reviens à toi. Reviens à la base, à la vie. Tu sais comment faire, mais si par hasard tu oubliais, descends en toi. Je t’y retrouverai et je te soufflerai à l’oreille, comme quand tu étais petite et que tu ne questionnais rien, que l’humanité t’attend. Tu n’as pas à avoir peur, car je serai toujours là pour t’aimer inconditionnellement.

Avec tout mon amour

L’Univers   

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Par Marie-Eve Lamontagne – De l’estime de soi à la compassion