Catégorie : Expériences

Libérer le besoin de contrôler pour accueillir la liberté

*Afin de vous assister à accueillir et libérer, j’ai inséré dans ce billet des liens menant à de merveilleux articles de Golden Heart Wisdom, pour qui je suis l’une des ambassadrices. Vous les trouverez en cliquant sur les mots en rose. Je vous invite d’abord à lire le billet dans son entièreté, pour le relire par la suite en suivant simplement votre ressenti, qui vous guidera vers ce que vous avez besoin d’accueillir.   

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Il y a quelques années, un collègue de travail m’a surnommée « control freak ». Si j’avais eu envie de lui péter les dents à ce moment-là, j’aurais davantage le désir de l’appeler aujourd’hui pour lui dire merci. Ce qualificatif s’était logé dans ma tête et résonné à son heure, pour me permettre de me libérer et d’accueillir encore plus de ce que la vie voulait m’offrir.

J’ai toujours su que j’étais une personne extrêmement exigeante envers elle-même, sans aucune compassion, un bourreau ni plus ni moins. La performance et la quête de perfection, qui cachaient en fait une quête d’amour à l’extérieur de moi, m’ont envoyé au tapis au travers trois burnout majeurs. En fait, un seul, réparti sur quelques billets verts signés par mon médecin. J’ai vécu énormément de choses depuis, mais alors que je libère et dissous un tas d’archives mentales et d’émotions cristallisées, c’est le besoin de contrôler qui est remonté à la surface à puissance 10. Il avait en fait toujours été là, mais jamais je n’avais pris conscience à quel point il était incrusté insidieusement dans tous mes faits, gestes et pensées. Même si j’en accueille la libération, le contrôle a été, et est encore, la plus redoutable des armes de défense que j’ai utilisées pour me tenir loin de moi-même.

Que se trouvait-il au fond de moi qui me fasse si peur? Avais-je un secret inconnu? Inconscient? Allais-je apprendre que mon père n’était pas mon père? Que j’avais été adoptée ou je ne sais quoi? J’avais vraiment l’impression que si je franchissais cette barrière imaginaire qui me séparait de moi, j’allais ouvrir une boite de pandore et que de méchants monstres allaient en sortir.

Vous souvenez-vous de Ghostbusters? Plus précisément, la scène du premier film où il y a une explosion du « container » à fantômes et où ils s’échappent tous dans la ville? J’avais cette impression bizarre que si j’ouvrais cette porte qui donnait sur le cœur de mon cœur, mon essence pure, d’horribles choses s’en échapperaient.

Je savais que chercher les réponses dans mon mental ne ferait que m’épuiser et m’épuiser encore plus, alors j’ai laissé aller, ayant la certitude que je comprendrais, quand le temps serait venu.

Ce moment est arrivé à 2 h, en pleine nuit. J’ai ouvert les yeux d’un coup sec. La réponse était là. Qu’est-ce qui bloquait tout dans ma vie? LE CONTRÔLE! Cinq secondes plus tard, la deuxième réponse a happé mon esprit. Si le contrôle était un comportement de survie et de protection, de quoi essayait-il de me protéger? La réponse fut aussi magnifique qu’inattendue. Il n’y avait aucun monstre, aucun fantôme, aucun secret noir. Le CONTRÔLE voulait me protéger de la LIBERTÉ. Oui, vous avez bien lu, la liberté.

Ça ne fait aucun sens quand on pense à ça. C’est ce qu’on veut tous la liberté, et je ne parle pas ici de faire ce qu’on veut quand on veut. Je parle de la liberté d’être qui on est vraiment, dans son essence, et non dans l’identité ou la personnalité, qui ont été construits à partir de toutes nos couches de protection, nos fausses croyances et limitations. Oui, la liberté, ça fou la chienne dans ce monde. C’est revenir à soi à 100%, être en plénitude, entier, complet, occuper pleinement son espace. Occuper pleinement son espace implique qu’on n’a plus besoin d’aller chercher l’amour à l’extérieur de nous, l’amour qui passe souvent par la valorisation, la considération, la pitié, la « victimite aiguë » ou même le syndrome du sauveur. C’est arrêter de vouloir contrôler et mesurer les comportements des autres, de vouloir interférer dans leur expérience en les amenant à penser comme nous, en voulant les convaincre et en quelque sorte, les conformer à notre mode de pensées qui est selon nous, le bon.

Dans la neutralité du cœur, il n’y a ni bon ni mauvais. Ni négatif ni positif. Personne n’a raison ou tort. Il n’y a que ce qui est, car tout n’est qu’une question de perceptions, basé encore une fois sur toutes nos archives mentales. C’est ce que m’ont rappelé Sylvie et Bernard de Golden Heart Wisdom.

J’en étais donc là, prête à accueillir la liberté et SURTOUT, la libération du besoin de contrôler. Tout remontait à la surface. L’impatience, le jugement, l’exaspération, le besoin de convaincre, de vouloir avoir raison, faire valoir mon point de vue, être reconnue, etc. Je m’énervais moi-même, je ne me reconnaissais pas. J’avais l’impression d’avoir du poison dans les veines. Pour cause, quand les émotions cristallisées se remettent à circuler dans le corps, on a l’impression de vivre un calvaire. C’est seulement qu’elles étaient jamées là depuis si longtemps! Avant de se libérer, elles se délogent, ce qui cause momentanément cet inconfort si on les accueille, car si on les réprime, elles se cristallisent à nouveau, ce qui est souvent la cause de nos douleurs physiques.

Je pensais étouffer dans ce nuage de contrôle et de jugement, l’opposé de mon don, la compassion. J’avais toutefois conscience de ce qui était en train de se passer. J’expérimentais tout cela pour revenir à moi, à mon essence, à mon don. C’était ça, mon expérience humaine. Je ne voyais toutefois pas comment pourrait se libérer quelque chose de si gros et si fort. J’ai respiré et respiré, marché, respiré encore, accueilli tout ce qui remontait à la surface, écrit, chanté, bougé, respiré encore… Ah oui, j’ai braillé aussi! C’est NORMAL de brailler quand on libère des mottons qui sont jamés en nous depuis si longtemps! Je peux bien croire que les larmes servent à humecter les yeux, mais c’est drôlement libérateur de les sentir couleur sur nos joues et de les essuyer en s’estampant le visage dans notre oreiller. La question que je me posais toujours toutefois était :

« Combien de temps est-ce que ça va durer? »

Inconsciemment, j’essayais encore de contrôler, au lieu d’accueillir l’expérience telle qu’elle était, sans jugement.

J’ai eu ma réponse récemment, où dans un contexte très structuré, encadré, limité, j’ai été mise face à la victimisation ultime, le contrôle, l’interférence, le jugement sévère, les restrictions étouffantes, la non-liberté d’être et d’agir, l’impuissance et la soumission, sans parler de tout ce que je ressentais au plus profond de moi, quelque chose de très lourd! Sachez-le, le jugement a une fréquence vibratoire très basse et si c’est ce que vous choisissez d’émettre comme signal, c’est ce que l’univers, par grand amour pour vous, vous renverra amplifié, car il ne sait que prendre de l’expansion. C’est ce que vous lui avez demandé, même inconsciemment.

Je me sentais tellement mauvaise à l’intérieur, comme empoisonnée, intoxiquée. Une phrase est sortie de moi à un certain moment et quand je l’ai entendue, j’ai presque saigné des oreilles. Ce fut le point de non-retour ultime. L’Univers, dans sa grande générosité, m’avait offert sur un plateau d’argent une expérience où j’allais avoir « la totale », assez pour que je dise « ÇA SUFFIT », et que je dise OUI, à accueillir la libération du contrôle, du jugement, pour accueillir la COMPASSION, l’essence même de qui je suis. M’accueillir moi, m’ouvrir les bras pour occuper pleinement mon espace, c’était dire OUI à la liberté.

Comment je me sens maintenant?

Ça dépend des jours, des heures, parfois même des minutes. J’accueille ce qui est et du mieux que je le peux, je me laisse bercer par l’univers, avec la certitude qu’il m’apportera toujours les expériences nécessaires à ma plus haute opportunité d’expansion, pour revenir à l’essence de qui je suis et non pour avoir telle ou telle chose, pour parvenir à tel objectif ou réaliser tel rêve, comme le voudrait le mental. Je navigue dans mon expérience, je me laisse porter. Ce qui est devant? Aucune idée! Je n’ai pas besoin de le savoir, car je ne pourrais le concevoir qu’avec ce que connait mon mental, qui représente 0,0001% de tout ce que l’univers veut m’offrir. Imaginez-vous alors de tout ce dont je me priverais! Je plonge donc dans l’inconnu, avec mon meilleur ami, l’Univers. Je sais maintenant que mon seul rôle en tant qu’être humain est de me libérer de tous ces patterns, pour vivre en neutralité, connectée à moi-même. Ainsi remplie et en plénitude, je pourrai assister l’humanité au travers mon don, en toute simplicité, fluidité et facilité, dans une joie douce et profonde.

Avec amour et compassion, Marie-Eve 

*Pour connaître et comprendre la raison d’être de Golden Heart Wisdom, je vous invite à visionner la vidéo d’introduction qui saura pour sûr vous assister.