Si je vous pose la question, c’est qu’elle trotte souvent dans ma tête depuis un moment, et pendant que je suis dans ma tête, je ne suis pas dans mon cœur, connectée à cette magnifique Essence. Tout dévie alors, me donnant l’impression d’être une balle de ping-pong en plein milieu d’un match olympique. Ça ne dure pas longtemps, contrairement à avant, car j’ai maintenant des outils légers et simples pour m’assister et un merveilleux baromètre en mon corps, pour me ramener très vite à moi-même.

Ça m’effraie de briller, car briller c’est m’habiter pleinement. C’est valser à chaque instant avec l’Univers, m’accueillant dans TOUT ce que je suis et vis avec compassion. C’est laisser toutes les archives mentales et émotions cristallisées remonter, circuler et se dissoudre, pour me permettre de ressentir la joie et la plénitude. C’est cesser de vouloir tout contrôler et faire arriver les choses, de mesurer, analyser, rationaliser… C’est avoir la certitude que mes inspirations ont leur raison d’être. C’est cesser de retenir tout: la souffrance, la tristesse, la peur, la performance, la perfection, le désir de « sauver » les autres, comme de cesser complètement de me dire « victime » de quelque situation, pour accueillir pleinement la magnifique cocréatrice que je suis. Au-delà de tout ça, briller ça veut dire découvrir qui je suis vraiment, tout au fond de moi, au cœur du cœur, dans mon Essence.

J’ai été dans cette quête toute ma vie. J’ai tout fait pour me trouver, pas juste une facette du diamant que je suis, mais l’entièreté du joyau et pourtant, arrivée aux portes de la grotte cachant ce fabuleux trésor, mes jambes se sont mises à shaker. J’ai parfois eu envie de m’enfuir en courant à l’autre bout du monde pour ne pas voir ce qui s’y trouvait. Pourquoi?

J’étais très consciente si je brillais et que j’avais du succès, ça dérangerait des gens. Ça les confronterait à ce qui n’est pas accueilli et dissout en eux et nous savons tous que ce sentiment n’est pas tellement agréable. J’ai donc toujours eu l’impression que si je brillais, j’allais faire souffrir les gens autour de moi et ayant pris toute ma vie le lourd poids d’épargner le plus de souffrance possible à quiconque croisait ma route, je me suis coupée de moi-même pour ne pas faire souffrir les autres. J’ai absorbé leur souffrance, impactant lourdement mon expérience humaine et sacrifiant la connexion à qui je suis.

Je ne savais pas alors que c’est en m’habitant pleinement et en laissant simplement émaner qui je suis, que j’assisterais le plus chacun à accueillir ces contractions et émotions cristallisées dans leur corps, afin de leur permettre de se libérer. Quoique parfois très inconfortable lorsque vécu, n’est-ce pas le plus beau cadeau que l’on puisse offrir à quelqu’un? L’opportunité d’accueillir la liberté?

Je me suis toutefois rendu compte que ce qui se cachait sous la peur de « faire souffrir » était en fait la peur de ne pas être aimée. Les gens nous aiment souvent quand on les fait rire ou qu’on les fait se sentir bien, mais si quelque chose vient les stimuler « là où ça fait mal », souvent ils nous repoussent, nous accusant de ci et ça au passage. J’avais si peur du rejet, que j’ai préféré me rejeter moi-même… J’ai ainsi rejeté l’amour le plus précieux qui soit, celui qui vivait en moi depuis toujours, l’Amour Pur.

C’est quoi ça l’Amour Pur? 

Depuis le début de ma collaboration avec Golden Heart Wisdom, j’ai réalisé que nous n’avons qu’une définition bien limitée de l’Amour, une image externe à soi que tout tentons de nous donner ou d’aller chercher auprès des autres. J’aimerais ici citer Sylvie Olivier,  fondatrice, dans un partage qu’elle a fait qui m’a fait faire de magnifiques prises de conscience :

« L’Amour n’est pas quelque chose que l’on peut se donner. C’est le tissu à partir duquel chacune de nos cellules est conçue. C’est l’élément unique qui donne naissance à la conscience et à toutes les expériences humaines ».

Au lendemain de l’écriture de ce texte, j’ai réalisé que cet Amour Pur avait toujours été partout autour de moi, comme en moi, même si je ne le ressentais pas toujours. Toutefois, je ne l’accueillais pas. Je ne lui ouvrais pas les bras. Je le redonnais aussitôt aux autres de toutes sortes de manières possibles. Un peu comme si je disais à l’Univers: « Ah wow, c’est magnifique, je le vois, mais je préfère que tu l’offres aux autres. Je n’en n’ai pas vraiment besoin« .

Dans un autre ordre d’idées, imaginez-vous un peu faire un merveilleux souper pour des gens que vous aimez… et ne pas vous asseoir à table. Pire, ne pas vous servir une assiette! Ça n’a aucun sens. Combien de gens rejettent l’amour? Qui d’entre vous n’a jamais rejeté un compliment, accepté de peine et de misère un cadeau? Une pensée? Un café ou un simple sourire? On pense qu’on ne le mérite pas, comme si l’amour était à l’extérieur de nous alors que c’est « le tissu duquel nous sommes faits« . NOUS SOMMES AMOUR.

Mais pourquoi alors est-ce si effrayant de l’accueillir en soi?

Parce que ça veut dire cesser de retenir tout ce que nous avons toujours connu comme étant la vérité, sur nous-mêmes comme sur les autres.

Par exemple, si j’ai toujours été souffrante, victime et sauveuse, si je cesse de retenir la souffrance et que je complète avec la victime et la sauveuse, qui suis-je? C’est vraiment freakant au début de revenir à soi-même. C’est comme nager pour la première fois sans ses flotteurs, ou enlever les petites roues de la bicyclette. Ça fait peur pendant un moment, mais oh wow! La liberté qui vient après!!!

*

J’accueille donc de plus en plus qui je suis en cet Amour qui m’habite et par le fait même, je brille sans m’en rendre compte, car quand nous sommes connectés à notre Essence, il irradie quelque de nous qui est non mesurable et tellement grandiose. Oui, certaines personnes nous fuient, nous jugent, nous critiquent. Nous pouvons alors simplement les aimer, sans jugement, les laissant libres de vivre leur expérience telle qu’ils la choisiront, comprenant que ce ne sont que des comportements reliés à la peur et non ce qu’ils sont dans leur Essence, sous toutes ces couches de protection.

Si je m’accueille de plus en plus, j’ai toutefois encore peur de voir les autres briller. C’est entre autres pourquoi j’ai dit OUI au programme de Dévoilement Ultime de la Divine Féminine de Golden Heart Wisdom, car j’en ai plus qu’assez d’avoir peur non seulement de ma propre lumière, mais de la perdre si d’autres autour de moi brillent « plus que moi ». Je comprends parfaitement ce qui se passe en moi, dans ce pattern, mais les archives mentales et émotions cristallisées n’étant pas encore dissoutes complètement, je ressens encore souvent cette peur de perdre « ma place ». J’ai honte de ressentir cela, mais « je respire là-dedans » comme j’aime bien dire. Je sais que dans mon pattern de performance, c’est la honte de ne pas être parfaite qui parle. Je la regarde alors, je lui souris, je respire et je choisis autre chose. Je choisis d’accueillir l’Amour.

Sylvie Olivier nous le rappelle très souvent: « Dans l’unicité, il n’y a aucune différence ni comparaison possible. Nous n’avons pas de valeur, nous sommes inestimables ».

Connectés à l’Amour Pur, personne ne peut donc être une menace pour nous, comme nous ne pouvons être une menace pour personne. Ce n’est qu’avec le mental et l’ego que nous voyons cette différence.

Je vous invite en terminant à prendre un moment avec vous en ce mois de l’amour, pour vous demander en toute sincérité:  « Ai-je peur de briller? Ai-je peur de découvrir qui je suis réellement? ».

Laissez remonter ce qui se présentera. Ouvrez les bras, respirez et libérez. C’est inconfortable momentanément, mais ça vous ouvrira ensuite sur une merveilleuse Expansion.

MarieEve